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Quentin DelavignetteComme chaque année Quentin Delavignette guide de haute montagne U.I.A.G.M. nous propose, pour cet hiver une série de stages.
Vous trouverez ici toutes ses propositions.

Animateur SNEPré-requis : membre du CAB (cotisation « membre alpin »), grimper en tête en falaise depuis au moins 2 ans dans le niveau 4c/5a minimum et maîtriser les bases de l'escalade en tête (emploi de la corde simple, moulinette, relais, rappel, etc.)
Remarques : Celui qui grimpe déjà en second et veut commencer à grimper en tête en falaise doit plutôt suivre le stage du 15 août en précisant qu’il désire apprendre les techniques de base du 1er de cordée.
Voir tous les détails dans la rubrique Infos/Stages/Treks

Rendez-vous à Warnant, février 2001. (J-P Cobut)

Réflexions.

Je rentre fatigué mais enthousiaste de ma randonnée.
Est-ce parce qu’elle me rappelle l’époque héroïque de la section des années soixante ?Sans aucun doute, car comment oublier ces courses folles le long de la Molignée aux échos de cristal, sous le souffle transparent du gel de février ?

Comment oublier le regard timide des pâquerettes égarées en hiver, appelant le printemps, emprisonné dans la glu des bourgeons, promesses d’amour et de renouveau ?
Et comment oublier l’ambiance de l’auberge accueillante où nous plongions tous, fraternels, impatients de déguster la bière, trop vite bue , au grand regret du verre tout ému de buée…

Oui, je rentre fatigué mais enthousiaste de ma randonnée à Warnant parce qu’aussi, je garde en moi la chanson du cœur de mes compagnes et compagnons des longs chemins.

Avec vous, j’ai retrouvé un peu de mon inconscience d’antan, j’ai oublié mon automne et  rêver de jeunesse…

Un grand merci à vous les marcheurs, de gros bisous à vous les marcheuses !

 

Et voilà, je me mets à penser à ceux qui ,le dimanche, au réveil, se retrouvent au rendez-vous de la pluie sur les vitres, n’écartant même pas le rideau pour s’approprier une parcelle de lumière,  paralysés par ce temps suspendu, vide de sens, face à eux-mêmes, avec leur détresse, leurs doutes ,avec l’ombre de l’absence.

 

Et voilà, je me mets à penser à ceux pour qui le dimanche est ce traditionnel rendez-vous avec l’ennui, avec ce dîner « rituel », reproduit fidèlement durant les cinquante-deux semaines de l’année, pour qui le dimanche est un jour d’angoisse, masqué par le parfum des croissants chauds, la présence omniprésente de la télévision qui parle mais ne peut vous parler.
Oui, je pense tout particulièrement à ceux qui haïssent les dimanches parce qu’ils ont des raison de les haïr.
Que leur dire ?Je n’en sais rien. Sinon d’espérer, peut-être d’ouvrir portes et fenêtres, d’aller à la rencontre du vent, de la pluie, du soleil, de voyager dans la tête si les jambes n’en peuvent plus…d’aller à la rencontre de l’autre, de partager ce temps qui n’en finit pas, d’accueillir, d’ouvrir les bras et d’écouter.
Enfin, de faire provision d’humanité qui permettrait, peut-être ,de découvrir la riche impatience d’être dimanche pour le consacrer à l’autre.


J’étais bien avec vous, mon dimanche, mon beau dimanche illuminé par vous, mes amis.

 

                                                                                                Jean-Pierre Cobut